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« bavures »

A GAZA, TSAHAL VIOLE DELIBEREMENT LA CONVENTION DE GENEVE

vendredi 9 janvier 2009, par Elie-Tristan Noir-Monfils

Depuis le 27 décembre, début de l’offensive israélienne sur Gaza, le nombre de « bavures » que l’on peut imputer à Tsahal va croissant. La dernière en date révélé par l’Office de l’ONU pour la coordination humanitaire (Ocha) s’apparente à une véritable éxécution. « Selon plusieurs témoignages, le 4 janvier, des soldats ont regroupé environ 110 Palestiniens vers une seule maison à Zeitoun (dont la moitié était des enfants) en leur ordonnant de rester à l’intérieur », « Vingt-quatre heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30 » personnes, ajoute le communiqué.
Comme à chaque fois le porte-parole de l’armée israélienne a affirmé ne pas disposer d’information sur cet « incident » mais a ajouté que l’armée enquêtait.
L’agence de l’Onu chargée de l’assistance aux réfugiés palestiniens (UNRWA), qui fournit une assistance à 750.000 Gazaouis, a suspendu toutes ses opérations dans la bande de Gaza, « en raison de l’augmentation des actes hostiles contre ses installations et son personnel ».
L’UNRWA gérait l’école de Djabalia où plus de 45 personnes ont péri mardi dans des tirs israéliens. Deux manutentionnaires ont par ailleurs été tués jeudi par des tirs de char contre un convoi de l’agence onusienne. Convois organisés sous contrôle et en coordination avec l’armée. L’armée israélienne n’a fait aucun commentaire sur l’« incident ».
Le CICR a accusé pour sa part les forces israéliennes de ne pas respecter le droit humanitaire international. Dans un communiqué diffusé à Genève, il évoque la découverte de quatre enfants affamés retrouvés près des cadavres de leurs mères dans une maison bombardée du quartier de Zeitoun, dans la ville de Gaza, Des soldats israéliens occupant un poste militaire à 80 mètres de cette maison ont ordonné à l’équipe de secours de quitter la zone, ce qu’elle a refusé de faire. Plusieurs autres postes des Forces de défense israéliennes se trouvaient à proximité, ainsi que deux tanks.
Le CICR avait demandé depuis le 3 janvier que les ambulances puissent accéder à ce quartier en toute sécurité, mais il n’a obtenu l’autorisation des Forces de défense israéliennes que l’après-midi du 7 janvier. « C’est un incident choquant », a dit Pierre Wettach, coordinateur du CICR pour Israël et les territoires.« Les militaires israéliens devaient être au courant de la situation, mais ils n’ont pas porté secours aux blessés. Ils n’ont pas non plus fait en sorte que le CICR ou le Croissant-Rouge palestinien puissent leur venir en aide. Le CICR a été informé que davantage de blessés avaient trouvé refuge dans d’autres maisons détruites du quartier. Il a demandé à l’armée israélienne de lui permettre immédiatement, ainsi qu’aux ambulances du Croissant-Rouge palestinien, d’accéder en toute sécurité à ces maisons et de chercher d’autres blessés. Les autorités israéliennes n’ont toujours pas confirmé au CICR qu’elles lui autoriseraient l’accès. » Concernant les blessés, l’ONG israélienne Physicians for Human Rights (PHR) a pour sa part accusé l’armée israélienne de prendre pour cible les équipes médicales venant en aide à des blessés. « Nous ne pouvons pas faire sortir les ambulances parce qu’on nous tire dessus avec des hélicoptères Apache », explique l’ONG.
Le Premier Protocole Additionnel aux Conventions de Genève établit, au paragraphe 2 de son article 52, que deux conditions doivent être remplies pour que des objectifs puissent être considérés comme des cibles militaires légitimes : ce sont des objectifs qui « par leur nature, leur emplacement, leur destination ou leur utilisation apportent une contribution effective à l’action militaire et dont la destruction totale ou partielle, la capture ou la neutralisation offre en l’occurrence un avantage militaire précis. »
Par ailleurs, le paragraphe 3 du même article stipule :
« En cas de doute, un bien qui est normalement affecté à un usage civil, tel qu’un lieu de culte, une maison, un autre type d’habitation ou une école, est présumé ne pas être utilisé en vue d’apporter une contribution effective à l’action militaire. »
Le Gouvernement et l’armée ont délibérément choisi de violer la Convention de Genève et même de commettre ce que la communauté internationale reconnaît dans tout autre conflit, être des crimes de guerre.

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