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Guignol bande

A PRAGUE COHN-BENDIT FAIT SON CIRQUE

mardi 16 décembre 2008

En visite à Prague avec les chefs des groupes représentés au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit n’a pu s’empêcher de faire de la provocation envers Vaclav Klaus Président de la république Tchèque.

Vaclav Klaus n’est pas connu pour avoir l’europhilie galopante, ce qui aux yeux du député vert allemand Daniel Cohn-Bendit semble être une hérésie à extirper par tous les moyens, même les plus grossiers. Il faut dire à la décharge de Dany, que le Parlement européen,c’est son gagne pain, lui qui est toujours prêt à jouer à saute frontière entrela France et l’Allemagne pour se faire réélire. « Les eurodéputés sont vaillamment partis… pour affronter le plus dur : l’ultralibéral, colérique et europhobe président Vaclav Klaus, au château de Prague », nous conte Le Monde, diantre Vaclav Klaus serait-il le descendant de Vlad L’empaleur. Dieu merci, le vaillant député s’était muni de l’instrument idoine pour combattre le vampire d’un autre âge, en l’occurrence, un petit drapeau européen qu’il a posé sur le bureau.
Il paraît que le président tchèque n’a pas bronché, (peur ou politesse, on ne sait pas ?). Quoiqu’il en soit lorsque l’on est invité il faut bien causer, sinon on risque le défilé d’angelots. Chacun y va donc de sa petite question, mais comme la bête ne bronche toujours pas, notre valeureux Dany n’hésite pas, prenant sa question à deux mains comme d’autres empoignent un pieu, se lance à l’assaut.
« Quelles sont vos relations politiques avec Declan Gaynley ? » demande Daniel Cohn-Bendit.
(Declan Gaynley est l’affreux leprechaun irlandais qui avec son parti Libertas a fait trépasser le traité de Lisbonne NDLR). Le président tchèque que les manières de dépaveurs de rue de ses visiteurs commencent à excéder setourne vers son homologue du Parlement européen Hans-Gert Pöttering et lui demande de passer à une autre question. Celui-ci « M. le président, vous avez pris position publiquement en Irlande en faveur de Declan Ganley, cette question est légitime. » (On a bien vu les trois quarts de l’Europe presser les Irlandais à voter oui au referendum.). La suite de la conversation donnée par Le Monde :Vaclav Klaus : « Personne ne jamais parlé ici sur ce ton. Vous n’êtes pas sur les barricades de Paris. Je n’ai jamais entendu quelque chose d’aussi insolent dans cette salle ! » Daniel Cohn-Bendit :« Forcément, c’est la première fois que vous me rencontrez dans cette salle... » Vaclav Klaus : « Si je vous demandais comment les Verts se financent, on en apprendrait de belles. »Dany Cohn-Bendit : « Je ne vous ai pas demandé comment vous vous financiez, mais quelles étaient vos relations politiques avec Declan Ganley. C’est curieux que vous l’associez àune question de financement. » Vaclav Klaus : « La manière dont Daniel Cohn-Bendit me parle, c’est exactement la manière dont parlaient les Soviétiques ». Hans-Gert Pöttering :« Comparer l’Union européenne à l’URSS est inadmissible ! » Vaclav Klaus : « Je parlais d’une manière d’intervenir... » Hans-GertPöttering : « Nous n’intervenons pas avec des chars ».
Pas encore mais ça viendra ! Surréaliste et inquiétant, Vaclav Klaus a encore une meilleure raison de penser que l’Europe telle que nous la connaissons « c’est la liquidation de la liberté et de la démocratie. »
Dans trois semaines les Tchèques prendront la présidence de l’Union européenne et Cohn-Bendit continuera à faire son cirque.

Pcc Bram Stoker

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