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CLIC,CLAC…

ANTISÉMITISME : LES VIEUX CLICHÉS DE BHL

mercredi 8 décembre 2010, par Léon Smare

Le chroniqueur du Point Bernard-Henri Lévy dénonce avec des accents (presque) populistes son dada de toujours « L’antisémitisme qui vient ». Comme d’habitude notre porte-plume de l’indicible entre deux démonstrations parvient à se mettre en scène.

Si l’antisémitisme (L’antisionisme serait plus adapté, mais le glissement sémantique doit avoir son importance.) qui rode sournoisement a bien entendu la France pour décors. Cette fois-ci notre germanopratin reporter franchit l’Atlantique et nous entraine au Canada à Toronto pour être exacte.

Mais laissons le maître le dire lui-même avec ses mots si sonnants…

“Le second événement s’est produit à Toronto, où vient d’être projeté un film de Vibeke Lokkeberg, ex-mannequin et actrice norvégienne muée en documentariste de guerre : « Tears of Gaza ». Rien n’est plus noble, à mes yeux, que le genre du documentaire de guerre. Mais rien n’est plus difficile. Et je sais, pour m’y être risqué, que le genre ne vaut qu’à la condition de respecter des règles simples mais strictes. La probité, d’abord : à quoi bon faire pleurer sur le prétendu « massacre de civils », voire le « génocide », qu’aurait été la guerre de Gaza, quand les estimations palestiniennes elles-mêmes (ce 4 novembre encore, les déclarations de Fathi Hamad, le ministre de l’Intérieur du Hamas) nous parlent de 700 combattants, je dis bien combattants, tués en janvier 2009, pendant cette guerre - et corroborent, donc, les chiffres israéliens ? La contextualisation, ensuite : a-t-on le droit de montrer ces images, terribles comme toutes les images de guerre, sans nous dire un seul mot de l’idéologie des maîtres de Gaza, de leurs responsabilités dans le déclenchement des opérations ainsi que de leur façon de se battre - en obligeant, par exemple, les parents à faire de leurs enfants des boucliers humains ? Et puis, dernier principe, la fiabilité de ce que l’on montre : nous montrions des archives, nous aussi, dans « Bosna ! » ; mais la majorité des images du film étaient de nous, tournées par Alain Ferrari et moi dans Sarajevo bombardé ; alors que l’équipe de ce film-ci n’a pas mis les pieds à Gaza et s’est contentée de mettre bout à bout des séquences filmées par des cadreurs sous haute surveillance des miliciens du Hamas. Un tel film - que l’on verra, hélas, bientôt débarquer dans tous les festivals de la planète -n’est pas un documentaire mais une œuvre de propagande. C’est un film qui, en satanisant Israël, ne promeut pas la paix mais la guerre."

Emouvant, non ? Surtout le passage concernant les « règles simples mais strictes » de la profession… Et puis, je me suis souvenu de ces clichés pris à Sarejevo. On y voit notre germanopratin reporter accroupi derrière un muret, l’air hagard comme figé par la violence des tirs de mortiers mais témoignant bravement dans le micro du journaliste assis à côté de lui, sans égard pour les balles du sniper rodant dans les hauteurs...

Documentariste de guerre, quel beau métier tout de même !

In Le Crapouillot

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