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BOUFFEE D’OXYGENE : « LE PACTE DES ASSASSINS »

vendredi 5 février 2010, par Michel Dantan

Le communisme soviétique avec son cortège de crimes contre l’humanité et ses complicités avec le nazisme dénoncés sous la plume de l’écrivain Max Gallo dans un réquisitoire écrit sous forme d’un passionnant roman, tel se présente « Le Pacte des assassins », un livre qu’il faut lire absolument.

Paru en 2008 sous le titre « le Pacte des assassins », le roman de Max Gallo qui raconte le destin d’une aristocrate italienne prise dans le maelstrom des crimes commis au XXe siècle par le communisme est depuis le mois de janvier disponible en livre de poche. Une bonne raison donc de se le procurer, d’autant que le sujet du roman, l’abominable entreprise d’asservissement qu’a représenté le communisme pour le peuple russe n’avait peut-être jusque là jamais été abordé avec autant de pertinence dans l’histoire de la littérature française (hormis peut-être dans les ouvrages de Victor serge, lui-même réviolutionnaire) que dans cet ouvrage où la fiction se mêle étroitement à la réalité. Giulia Garelli-Knepper, le personnage central de ce roman-histoire, autour duquel au fil de sa vie aventureuse viendront s’agréger les figures les plus marquantes et bien réelles du communisme triomphant, emprunte aussi à l’Histoire puisque Max Gallo la créer pour rendre hommage à Margarete Buber-Neumann, une femme qu’il décrit comme ayant été la « Figure héroïque du XXe siècle. Communiste allemande, elle se réfugia en URSS pour fuir Hitler. Staline la déporta en Sibérie et, en février 1940 pour honorer le pacte germano-soviétique, il la livra aux nazis qui la déportèrent à Ravensbrück. Elle fut en 1949, le grand témoin à charge contre les totalitarismes complémentaires, le Rouge et le Noir ». Depuis sa rencontre avec un révolutionnaire allemand en 1917 dont elle épousera la cause jusqu’au procès Kravchenko où elle viendra témoigner en faveur du réfugié russe que les Lettres Françaises accusaient d’avoir trahi la patrie des Soviets, Giulia Garelli, le personnage imaginaire du roman, tour à tour espionne, aventurière, impliquée malgré elle dans l’élaboration du pacte germano soviétique, déportée par Staline puis par la Gestapo, découvre comment dans les arcanes du pouvoir, s’élaborent les processus de ces machines à broyer les peuples que furent le léninisme et le stalinisme, les deux faces du même visage hideux du communisme. Autour de cette interminable danse macabre, toute une galerie de portraits défile dans le roman, bourreaux à la petite semaine ou grands exécuteurs des basses œuvres de Staline qui comme Béria, n’hésitent pas à supplicier eux-mêmes leurs victimes. L’extermination des marins révoltés du Kronstadt par Trotski, les millions de victimes sciemment provoquées par la famine organisée en Ukraine pour mater les koulaks, les purges, les exécutions sommaires dans les sous-sols de la Loubianka, les procès truqués à Moscou, les démarches entreprise auprès des autorités allemande pour faire reparaître l’Humanité en France par un Parti Communiste Français d’abord attentiste avant d’entrer en 41 dans la Résistance, la découverte du Goulag puis le camp de Ravensbrück, constituent la trame des évènements sur laquelle la comtesse italienne, l’héroïne du livre, découvre très vite, après avoir perdu ses illusions les raisons qui vont nourrir sa haine du communisme, puis justifier son implacable soif de vérité et de justice qui lui évitera de sombrer « dans la crue du désespoir ».

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