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BUS « RACISTE » SUR LE NET…

vendredi 10 avril 2009, par Axel Richter

Le conseil régional d’Ile-de-France a lancé en 2007, une campagne de prévention pour inciter les victimes de violence à briser la loi du silence. Le slogan en était « La violence, si tu te tais, elle te tue ».
On peut se rendre compte, combien ce genre d’opération n’est en fait qu’un leurre destiné à masquer l’inertie de l’Etat dans les problèmes de délinquances. Le tollé soulevé par la mise en ligne de la vidéo montrant le racket, le lynchage, peu importe le qualificatif d’un jeune Français par une bande de « jeunes », probablement français eux aussi par la grâce de la loi, mais qui par les propos tenus par les agresseurs se verraient qualifier en temps ordinaires de racistes par la presse.

L’affaire ayant démarré sur le net, les internautes ont été les premiers à réagir. Le Post qui se définit comme un site d’informations titre :
« Vidéo de l’agression dans un bus : toute la chronologie d’un buzz raciste »
et axe son enquête sur la véracité et le parcours de la vidéo « L’authenticité de la vidéo n’est pas avérée mais les images semblent provenir d’une caméra de surveillance placée dans un bus de la RATP, à Paris » écrit Le Post qui d’habitude à moins de scrupules à mettre en ligne des vidéos, mais celle-ci est relayée par « l’extrême droite », alors !

La rédaction du Post après avoir mis la vidéo en ligne pour que dit-elle : « Les internautes puissent juger sur pièces ce document dont certains contestaient la véracité… » L’a retiré presque aussitôt dans un « louable souci », « Parce que la victime de l’agression est reconnaissable et que le débat reste ouvert : faut-il montrer une vidéo exploitée à des fins d’incitation au racisme, même en décryptant son origine et le mécanisme de sa propagation ? Qu’en pensez-vous ? »
Les censeurs du Post n’ont pas été déçus, si l’on en juge d’après les réactions des lecteurs.
Youtube et Daylimotion d’habitude pas très regardant bloquent la vidéo dès qu’elle est mise en ligne.

La presse traditionnelle est sur la même longueur d’onde.
Libération titrait : « Un policier soupçonné d’avoir diffusé la vidéo de l’agression dans un bus » sans trop s’arrêter sur le contenu de la vidéo et en usant d’euphémisme. Pour le Nouvel Observateur c’est une récupération politique : « L’extrême-droite récupère la vidéo d’une agression. » Pas un mot sur la victime et se contente de mettre une version de 21 secondes sur les 6 minutes que dure la vidéo. Le Figaro se préfère narrer l’affaire mais « du fait de son caractère choquant et de ce que les visages des protagonistes sont identifiables, lefigaro.fr a choisi de ne pas diffuser cette vidéo ». Le Parisien choisit de titrer « Violences dans un bus : la vidéo qui fait scandale » et d’interroger un syndicaliste de Sud « Des agressions de ce type ne sont pas exceptionnelles. Ce qui l’est, c’est de voir les images. Qui a diffusé cette vidéo sur Internet ? Les victimes, les agresseurs, le chauffeur et les passagers n’ont certainement pas choisi d’être médiatisés de la sorte. C’est inacceptable ! » Il a raison, c’est inacceptable que cette agression puisse ce dérouler.
Une presse quasiment unanime pour ne pas traiter le sujet de la violence et de se concentrer sur la diffusion des images sur des sites proches de « l’extrême droite » mais si la presse ne veut pas jouer son rôle ?

Combien de vidéos dorment sur les disques durs des bureaux de la RATP. D’après Le Parisien, l’entreprise s’inquiète surtout d’éventuelles fuites internes : « Toutes nos bandes sont détruites au bout de 72 heures et seules quelques personnes sont habilitées à les extraire quand la police les réquisitionne pour les besoins d’une enquête ».
C’est bien là le problème ! Les Français ne doivent pas savoir.

La RATP veut porter plainte contre X, mais la victime pourrait bien de son côté porter plainte pour « non-assistance à personne en danger ».

Maintenant 3 des 4 individus ont été interpellés, selon l’article 222-13 du code pénal, ils encourent une peine de sept ans d’emprisonnement et 100000 euros d’amende.
Maintenant reste à voir, si la loi sera appliquée, il ne s’agit que d’un « petit blanc ».


Voir en ligne : La vidéo en streaming.

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