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COMMUNIQUE DE L’AGRIF A PROPOS DE L’ISLAM EN FRANCE

mercredi 17 juin 2015, par Michel Dantan

Communique de l’Alliance Générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne.

En créant leur « Instance de dialogue… », le premier ministre Manuel Valls et Bernard Cazeneuve son ministre de l’intérieur constatant le peu de représentativité réelle et les querelles internes du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) viennent d’amplifier encore l’erreur initiale de Nicolas Sarkozy ; ils partagent avec celui-ci la même inculture, la même méconnaissance de la réalité de l’islam.

On se souvient que, lors de la création du C.F.C.M., le cardinal Lustiger manifesta son effarement, déclarant : « Ainsi, on va faire de l’islam une religion d’État ! ». Tout le monde ne le comprit pas. Il visait ainsi très justement, sans doute en n’explicitant pas suffisamment, l’erreur trop commune consistant à ne considérer l’islam que comme une religion, et, erreur pire encore, simplement comme « un culte ».

Or, comme le rappelle sans cesse Tariq Ramadan, le maître à penser de l’U.O.I.F., désormais si chéri par le recteur Dalil Boubakeur : « l’islam entre difficilement dans les limites de l’acception du mot religion », développant amplement par ailleurs que l’islam est simultanément religion et principes de gouvernement, foi et loi, et modes de vie. L’islam en effet récuse la distinction évangélique essentielle entre ce qui est de l’ordre du gouvernement des hommes et ce qui est du domaine de la religion (et donc de la morale qu’elle fonde).

Nos gouvernants auront beau faire, et leurs habiles interlocuteurs musulmans auront beau dire, l’islam en France, ou dit « de France », ne pourra guère être (comme tous les islam dans le monde et dans l’histoire) déconnecté de son modèle : la théocratie totalitaire du gouvernement de Mahomet à Médine ; à moins qu’enfin se développe chez les musulmans la liberté d’une lecture critique du Coran et des hadîths et d’une réflexion sur l’histoire de l’islam, telle que courageusement souhaitée en Egypte par le maréchal Sissi.

Manuel Valls, avec sa coutumière solennité grandiloquente, a averti les Français que l’islam était désormais chez lui en France. Notons bien qu’il n’a pas parlé des « musulmans » mais de « l’islam ». Il s’est gardé de dire ce qu’il entend par ce mot. La deuxième étape du processus ne sera-t-elle pas demain l’affirmation selon laquelle la France est désormais en islam ?

Mais peut-on tenir davantage rigueur aux politiques de leur ignorance lorsque l’évêque d’Evry, Michel Dubost, déclare qu’il « préfère que les églises deviennent des mosquées plutôt que des restaurants » et qu’il assortit cela d’une assertion plus que superficielle. N’assène-t-il pas à ceux qui prétendent qu’il n’y a pas d’églises dans les pays musulmans : « c’est peut-être vrai en Arabie Saoudite mais pas vraiment ailleurs ».

Monseigneur, votre formule est affligeante. D’abord il n’y a pas qu’en Arabie Saoudite qu’il n’y a pas d’église. C’est aussi le cas en Afghanistan. Mais la vérité, vous le savez bien, c’est que l’éradication du christianisme est quasi totale dans des dizaines de pays, la Turquie en premier, et que dans la plupart des pays d’islam il n’y a d’églises que dans les capitales pour le personnel des ambassades ou les touristes chrétiens. Mais dans tous ces pays, avec églises résiduelles ou non, la conversion des musulmans au christianisme entraîne les plus dures peines selon la loi et souvent, de jure ou de facto, la mort.

Nous, monseigneur, nous ne voulons ni d’églises transformées en restaurant, ni transformées en mosquée ! Il y a d’autres solutions.

Nous refusons l’islamisation de la France, nous refusons l’islamisation de nos églises.