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Charrue avant les bœufs…

EMPRUNT NATIONAL : JUPPÉ SE PAYE DE MOTS

mercredi 26 août 2009, par AFP

Le co-président de la commission sur le « grand emprunt », Alain Juppé a voulu rassurer les Français sur la nature de l’emprunt que doit lever l’Etat. Selon lui « ce ne sera pas un emprunt comme les autres. » En attendant de trouver des « projets » à financer avec l’argent des Français, M. Juppé se paye déjà de mots…

L’ancien Premier ministre Alain Juppé a assuré mercredi, peu avant l’installation de la commission sur le grand emprunt qu’il co-préside avec Michel Rocard, que cet emprunt « ne sera pas un emprunt comme les autres » car il devra avant tout servir à « enrichir la nation ».

« Notre mission est de convaincre l’opinion, les Français, les décideurs économiques que cet emprunt ne sera pas un emprunt comme les autres », a déclaré M. Juppé sur RTL alors que le président Nicolas Sarkozy devait installer la commission à 09H30 à l’Elysée.

Il faut que « ce soit un emprunt différent, un emprunt qui serve à enrichir la nation », a insisté l’ancien Premier ministre soulignant que « la France est déjà très endettée » et que « le niveau de la dépense publique est très élevé, aux alentours de 54% par rapport à la richesse nationale ce qui est une sorte de record mondial ».
« Il ne s’agira certainement pas de financer des dépenses de fonctionnement courantes, des dépenses récurrentes qui se reproduiraient année après année, il faut choisir des choses exceptionnelles qui soient génératrices de progrès et de croissance », a ajouté le maire de Bordeaux citant par exemple « le vaste domaine de l’économie numérique ».

L’objectif de la commission sera « d’identifier les opérations qui pourront contribuer à améliorer la compétitivité de l’économie française, sa capacité de croissance, son emploi, et qui rapporteront aussi des recettes ou des économies de nature à rééquilibrer les dépenses publiques », a-t-il dit.
« Notre second souci sera de vérifier que cet argent va bien là où nous voulons qu’il aille, sa traçabilité » et d’en mesurer « les résultats », a aussi dit M. Juppé.
Se refusant à donner des chiffres sur son montant, il a seulement indiqué que la commission devrait donner « des scénarios alternatifs » avec « le minimum, le maximum » du niveau de l’emprunt

Certains proches de Nicolas Sarkozy avaient évoqué 80 à 100 milliards d’euros mais la plupart des économistes jugent ce montant disproportionné et trop lourd pour la dette publique.

Source : AFP

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