En commentaire à l’article FACK L’ORTOGRAF, d’Axel Richter.
En lançant triomphalement sa bataille de l’orthographe fin 2010, Valérie Pécresse entendait naturellement cultiver les bonnes relations traditionnelles des affairistes de droite du gouvernement avec, à gauche, les marchands de béquilles de l’échec scolaire.
Elle était en contradiction évidente avec le discours traditionnel de son équipe à l’égard de ses troupes, étant donné son zèle à investir follement dans la branche la plus inefficace, et de loin, du secteur public.
Mais il se trouve que cette opération attisait vivement l’acrimonie du public contre les enseignants, parce qu’elle soulignait l’inefficacité du système éducatif, ceci comme par hasard au beau milieu du bras de fer sur les retraites.
Quant à la nomenklatura du Mammouth, en jouant ce jeu avec complaisance, elle était complice d’une manoeuvre qui portait atteinte à l’image de la profession enseignante. Ainsi donc, elle cautionnait les agressions dont les enseignants de la base peuvent être les victimes.
La donneuse de leçons aurait dû tenir compte de l’article publié un ou deux ans plus tôt et intitulé : "Un homme politique qui élude le problème de la réforme de l’orthographe ne peut être qu’un charlatan et un voyou"
Elle se trouve être la vedette du "Premier texte écrit avec l’alphabet phonétique français AFF"
Elle fait les frais d’un article un peu plus fouillé intitulé "Les 7 casseroles de Valérie Pécresse" (2 pages)
Contrairement à un préjugé complaisamment répandu, la vraie réforme de l’orthographe serait très facile à faire et elle n’apporterait que des avantages à toutes les étapes de sa mise en application.
Voir notamment le site Alfograf et le blog Ortograf Nouvelobs (il a été censuré de janvier à juin 2011).
Voir en ligne : http://www.alfograf.net/ortograf/
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