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L’ARGENT ROI FAISEUR DE PRESIDENTS AUX USA

lundi 5 septembre 2016, par Michel Dantan

Si dans les intentions de votes l’écart qui sépare les deux candidats à la Maison Blanche se réduit chaque jour un peu plus en faveur du candidat républicain Donald Trump, celui-ci ne risque pas de rattraper son adversaire démocrate , pour ce qui est du financement de sa campagne. Si en effet le moment venu les circonstances devaient empêcher Hillary Clinton de s’installer derrière un certain bureau ovale bien connu de Bill, son mari l’ex président des USA, ce ne sera pas faute d’avoir obtenu de ses soutiens tout l’argent qu’il fallait pour y arriver. D’après le New York Times, 50 Millions de USD ont été récoltés en deux semaines auprès de donateurs au cours de 22 évènements organisés pour le financement de sa campagne. Soit 150000 dollars de dons par heure se sont amusés à chiffrer les journalistes. Des donateurs souvent dans l’attente de retour sur investissement,, tant la démocratie à l’américaine se distingue par le rôle qu’y jouent les lobbies et dans lequel la confusion des genres a de tout temps été monnaie courante. N’a-t-elle pas ainsi promis à l’un de ses donateurs les plus généreux, l’israélo américain Haim Saban, qui lui-même se flattait de donner autant d’argent qu’il fallait pour assurer l’élection d’Hillary, de renforcer dans tous les domaines le soutien de son pays à Israël et de poursuivre une politique rigoureuse contre les ennemis d’Israël au Proche Orient, notamment le régime d’Assad et l’Iran ? Toujours en matière de politique étrangère, la bien nommée « Reine du Chaos »(1), ne risque pas non plus en cas d’élection de décevoir le complexe militaro industriel qui lui accorde son soutien. Sa soif de pouvoir et la vision prophétique de son pays qui l’anime sont parfaitement en phase avec le rôle de « nation indispensable » que les partisans de l’hégémonie américaine dans le monde ont assigné à leur pays, notamment en Europe par OTAN interposé. Une seule chose reste à souhaiter : que cette débauche de dollars ne serve pas au bout du compte à conduire le monde au désastre, autrement dit que la candidate de Wall Street, des banques et des néolibéraux partisans de l’hégémonie mondial sous couvert des droits de l’homme, soit renvoyée dans son foyer par les électeurs américains.

(1). Sobriquet par lequel l’écrivain américain Diana Johnson affuble la candidate à la Maison Blanche en titrant son ouvrage « Hillary Clinton. La Reine du Chaos ». Paru aux Editions Delga.