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L’ETAT MAFIEUX LACHE SES SBIRES AU NORD DU KOSOVO (VIDEO)

vendredi 30 mars 2018, par Michel Dantan

Accusé à tort par les autorités de l’état auto proclamé du Kosovo d’être entré illégalement sur leur territoire, le représentant des serbes du Kosovo, Marko Djuric a été victime d’un enlèvement perpétré par un commando d’environ 50 membres de la police du kosovo alors qu’il présidait une réunion avec des membres de la communauté serbe de la province. L’évènement s’est produit lundi dernier dans la partie nord de la ville de Mitrovica lorsqu’un commando armé de la police kosovare après avoir à coups de grenades assourdissantes et de jets de gaz lacrymogène dispersé la foule massée devant la salle de réunion pour s’opposer à cette intervention, à fait irruption dans le local, obligeant à coup de crosses les participants à se glisser sous les tables pour ensuite se saisir brutalement du ministre et le contraindre à les suivre vers un fourgon blindé pour être conduit à Pristina. Durant son transfert le ministre dira au cours d’une conférence de presse à Belgrade après son expulsion du Kosovo, avoir été constamment menacé par ses kidnappeurs, l’un d’entre eux pointant son arme sur sa poitrine, un autre le narguant avec un couteau. Les policiers scandaient Allah Akbar et prenaient des selfies expliquera le ministre qui une fois arrivé à Pristina devra parcourir entouré par ses preneurs d’otages, le dos courbé et les mains entravées, plusieurs centaines de mètres dans les rues de la ville sous les huées de la foule. » Ils m’ont traité comme un chien, mais n’ont pas réussis à m’humilier » précisera le ministre. Au cours de leur passage à Mitrovica, l’expédition punitive des pseudos policiers du Kosovo aura laissé dans son sillage plus d’une trentaine de blessés serbes, dont plusieurs journalistes.

Un coup de force non sans arrières pensées.

La passivité dont la KFOR et EULEX ont fait preuve face à cette expédition punitive commanditée d’après les serbes par Hashim Thaci en personne a déclenché l’indignation et la colère des autorités de Belgrade qui ont pu constater que les dispositions en matière de sécurité prévues par la Résolution 1244 de l’ONU était une nouvelle foi foulée aux pieds. Une passivité que Moscou pour sa part n’a pas hésité à mettre sur le compte de la connivence qui existait entre ces institutions et les autorités de Pristina. La seule réaction à la hauteur de la gravité des faits est venue de Moscou. Le Président Poutine au cours d’une longue conversation téléphonique avec son homologue Aleskandar Vucic, a renouvelé le soutient total qu’il apportait à la communauté serbe du Kosovo ainsi qu’à la Serbie dans cette épreuve. Une démarche que ni l’UE ni Washington ne semblent avoir jugé utile de partager, se contentant comme d’habitude de commentaires lénifiants, enjoignant les deux parties ainsi que l’a conseillé Federica Mogherini, la chef de la diplomatie européenne, à faire preuve de retenue, les renvoyant en quelque sorte dos à dos. Réagissant aux violences subies, les élus serbes au parlement du Kosovo ont démissionné de leurs fonctions, et décidé de procéder à la création de la communauté des municipalités serbes du Kosovo en application de l’accord signé entre serbes et albanais en Août 2015 à Bruxelles sous les auspices de Federica Mogherini, mais que les albanais rechignent à appliquer depuis. En réponse à cette initiative unilatérale, les albanais n’en étant plus à à une provocation près ont menacé d’arrêter les maires de ces communes s’ils passaient à l’acte. De quoi ajouter encore à la tension qui malgré le sang froid dont les serbes ont fait preuve ces derniers jours reste vive au Kosovo et risque si les albanais mettaient leurs menaces à exécution de déboucher sur un scénario aux conséquences imprévisibles. Il mettrait en effet Belgrade au défi de se porter au secours des serbes menacés d’épuration totale. Les dirigeants de l’état auto proclamé du Kosovo dont l’objectif demeure toujours celui de s’emparer du Nord du Kosovo afin d’achever l’annexion totale de la province serbe choisiront-ils l’option du chaos organisé pour trouver avec l’aval de leurs parrains occidentaux une issue au conflit ouvert par l’intervention de l’OTAN en 1999 ? La question se pose dés lors que les clans installés au pouvoir à Pristina semblent avoir renoncé au choix de la diplomatie et opter pour celui du coup de force. A moins qu’en entretenant au Kosovo un foyer d’ instabilité chronique sur fond de haine inter ethnique, ses chefs ne cherchent à repousser indéfiniment le moment où ils auront à comparaître à la Haye devant la cour de justice qui les y attend pour sanctionner les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre dont ils sont présumés s’être rendus coupables au Kosovo dans les années 1999-2000. Dans le climat de tension qui règne actuellement dans la province serbe on voit mal en effet comment les plus hautes personnalités du Kosovo pourraient être transférées à la Haye sans déclencher une nouvelle vague de violences comme celle de 2004 que personne ne souhaite voir se renouveler.

(VIDEO)http://www.telegraf.rs/english/2946201-serbian-fist-vs-albanian-riffles-barehanded-against-the-cordon-of-kosovos-special-forces-v