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LA FRANCE, LE PAYS DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION À GÉOMÉTRIE VARIABLE

mardi 3 février 2015, par Léon Smare

Deux récentes décisions de justice viennent opportunément nous rappeler que la « liberté d’expression » est réservée exclusivement à ceux qui pensent « bien »…

Première affaire : Elle concerne la bête noire de Manuel Valls, l’humoriste Dieudonné. Celui-ci n’en étant pas à sa première condamnation, tout ce qu’il pense dorénavant est susceptible de lui valoir une condamnation. Dans ce cas précis, l’humoriste qui ne fait pas rire Valls a vu le procureur requérir une amende de 4.000 euros pour injure. Dans une vidéo, il avait qualifié Manuel Valls, de « Mussolini moitié trisomique », de « brèle », « de petit soldat israélien veule et docile ».
L’avocat du Premier ministre, Richard Malka, a fait valoir que : « c’est de la dignité du débat démocratique dont il est question » dans cette affaire. Quand on sait que Me Malka est également le défenseur de Charlie Hebdo, l’argument de la dignité peut prêter à un sourire béat !

Deuxième affaire : Le directeur de la publication de Valeurs actuelles, Yves de Kerdrel, a été condamné mardi à 2000 euros d’amende pour provocation à la discrimination envers les musulmans, pour une couverture présentant une Marianne en burqa (rien de bien choquant puisque les Français sont habitués à en croiser de plus en plus souvent dans les rues des villes français).

Le procureur, Solène Gouverneyre avait requis une amende de 5000 euros Estimant que la couverture « joue avec les amalgames et les raccourcis », appelle « à la haine » et le terme d’invasion « incite en lui-même au rejet par sa connotation agressive ».

Les mauvais esprits remarqueront que la justice a été saisie par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme, la Maison des potes et la Licra, mais par aucune association de défense des musulmans… A leurs yeux, la Une de Valeurs Actuelles était sans doute moins choquante que celles de Charlie Hebdo.

Le directeur de la publication de l’hebdomadaire a estimé, pince sans rire, que ces poursuites témoignent d’une « régression du débat intellectuel », « ce qui pouvait être dit il y a 25 ans ne peut plus être dit aujourd’hui ».

Ainsi va la « liberté d’expression » en France.

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