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LA LOI DU PLUS FORT

vendredi 14 avril 2017, par Michel Dantan

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Les bonnes dispositions affichées par le nouveau président des Etats Unis à l’égard de la Russie auront fait long feux, torpillées en quelques minutes par une salve de tomahawks lancés contre la base aérienne de l’armée syrienne de Shayrat. Faisant fi de ses promesses électorales, le nouveau locataire de la Maison Blanche quelques semaines après son élection renoue donc avec la désastreuse politique d’agressivité conduite par ses prédécesseurs au Moyen Orient. Après avoir transformés en champs de ruines l’Irak et la Lybie, des nations jadis prospères, aujourd’hui en voie de balkanisation, les promoteurs États-uniens de la politique du chaos organisé au Moyen Orient, déboussolés un moment par les revers à répétition essuyés en Syrie par les groupes rebelles islamistes , auraient donc recadré David Trump en lui faisant comprendre que le « job » n’était pas fini. Autrement dit que la Syrie devait à son tour abandonner ses rêves de Nation souveraine et indépendante et son peuple renoncer à l’espoir de retrouver son unité dans un pays dont le morcellement reste inscrit sur l’agenda de l’état profond Etats-uniens. Cette brutale intervention prouve si besoin était que le fil conducteur de la politique d’ingérence américaine au Moyen Orient reste marqué par la volonté des USA de ne pas se laisser damer le pion par de nouveaux acteurs sur un échiquier qui doit rester leur chasse gardée. Quitte à laisser les groupes rebelles prendre leur part du job en fermant les yeux sur le génocide dont les chrétiens d’Orient sont victimes. Le prix à payer pour faire avancer le projet de remodelage du Moyen Orient.