www.national-hebdo.net

Accueil > France > LE CFCM SE DEVOILE

Chiffon rouge

LE CFCM SE DEVOILE

mardi 23 juin 2009, par Michel Dantan

Le CFCM qui attendait avec impatience que Sarkozy à l’occasion de son discours de Versailles se prononce sur le port de la burqa n’a pas tardé à réagir. Son président Mohammed Moussaoui s’est confié au journal Le Point qui sur son site internet lepoint.fr a recueilli ses réactions [1].

Dans le Coran, en dehors des périodes de pèlerinage où l’homme n’a pas le droit de couvrir sa tête et la femme n’a pas le droit de couvrir son visage, il n’y a pas de texte qui interdit - ni même qui recommande, d’ailleurs - le port de la burqa. Il nous faut donc faire oeuvre de pédagogie et de dialogue, afin qu’en France, les femmes qui portent ce voile rejoignent la pratique modérée de l’Islam. Car porter aujourd’hui la burqa, c’est courir le risque de stigmatiser l’islam."

Des propos du Président du CFCM qui rappelons-le représente la principale instance représentative des musulmans de France, il ressort que la solution au problème du port de la burqa serait à chercher du côté des prescriptions auxquelles le Coran se référerait en la matière. Nul besoin donc de légiférer, ni par conséquent de s’en remettre à la sagesse de nos législateurs, puisque la réponse au port du voile islamique se trouve dans le Coran. Ce n’est donc nullement le caractère outrageusement immoral et discriminatoire que représente la burqa qui semble en l’occurrence intéresser Monsieur Mohammed Moussaoui, ni le déni de laïcité qu’elle représente, mais bien l’occasion d’essayer de faire avancer le droit islamique à propos d’ un sujet de société qui ne devrait pas faire débat. Jusqu’à présent, aucun des représentants parmi les plus en vue de la communauté musulmane en France ne s’est prononcé sur le caractère discriminatoire de la burqa. Les uns et les autre préfèrent parler de « textes liberticides » ou de « stigmatisation » de l’islam en agitant le chiffon rouge de l’islamophobie pour ne pas avoir en fait à d’aborder sereinement la vraie question de sa compatibilité avec les moeurs, les traditions et les lois de notre pays. Ce qu’après tout une commission parlementaire pourrait être amenée faire, à la condition que soient passées en revue toutes les questions relatives aux dérives de l’islamisation rampantes de notre société. Un débat que Monsieur Mohammed Moussaoui ne veut pas, lui qui préfère dire que « porter aujourd’hui la burqa, c’est courir le risque de stigmatiser l’islam «  Mais demain alors… ? » pourrait-on lui demander.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.