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LE NATIONALISME, C’EST LA GUERRE ?

samedi 29 avril 2017

L’homme qui prétend rénover la politique manie la même langue de bois, use des bonnes grosses vieilles recettes que ceux à qui il aspire à succéder. Rien d’étonnant à cela, puisqu’il a en fait les mêmes « parrains ».

À quelques mois de la fin de son second septennat, François Mitterrand fait son show de vieux matou plein de malice devant le Parlement européen et lance en guise de conclusion : “Le nationalisme c’est la guerre !« Depuis la locution de celui qui fut, tout de même ministre de l’Intérieur au moment des »troubles en Algérie", est agitée comme un gri-gri à chaque fois que l’on a l’impudence de parler de la nation, de l’identité ou même tout simplement de la souveraineté.

Mais qu’en est-il vraiment des fauteurs de guerre ?

René Viviani, cofondateur du journal L’Humanité avec Jean Jaurès est président du Conseil au moment de la déclaration de la guerre de 1914 – 1918.
Pas vraiment un nationaliste donc !
Édouard Daladier, figure du Parti radical, lui, déclare le 3 septembre 1939 la guerre à l’Allemagne ( Bon personne n’étant parfait, la débâcle de juin 1940 verra voter la majorité des parlementaires du parti radical, comme d’ailleurs la plupart des parlementaires, les pleins pouvoirs au maréchal Philippe Pétain.). Et qui est le chef du gouvernement au début de la guerre d’Indochine ? Je vous le donne en mille Emile, et bien, un certain, Léon Blum, étonnant non, quand on sait que Pierre Mendès France, la figure de référence de la socialie, est le Président du Conseil lorsque commence l’affaire algérienne !

En conclusion, si Mitterrand est, bel et bien un fils, de Jarnac, on peut aussi, sans crainte, affirmer que le socialisme, c’est la guerre ! De l’Irak à la Syrie, en passant par la Bosnie et le Mali…