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LES CHIENS ABOIENT, LA CARAVANE PASSE

dimanche 22 mars 2009, par Michel Dantan

Tandis qu’à Paris la fièvre déclenchée par les propos du pape Benoît XVI à propos du sida n’était toujours pas retombée, en Afrique, de Yaoude à Luanda, des centaines de milliers de fidèles ont témoigné de l’affection que leur inspirait le Souverain Pontife.

Quelques horions ont été échangés ce dimanche 22 mars sur le parvis de la cathédrale Notre Dame à Paris. Des militants du parti communiste qui tentaient de distribuer des préservatifs aux fidèles se sont heurtés à l’hostilité d’une centaine de jeunes catholiques criant à la provocation. La Police a du intervenir pour séparer les deux groupes qui en sont brièvement venus aux mains. Peu après midi, c’était au tour des membres de l’Association Acte’Up de venir dénoncer les propos du pape. Protégés par un cordon de policiers, c’est sous les quolibets de la foule des catholiques que ces derniers ont pu en s’allongeant par terre se livrer à l’une de leur pantomime préférée. Tandis qu’avaient lieu ces incidents qui ont démontré si besoin était que l’outrecuidance des adversaires du pape était sans bornes, la presse de ce dimanche s’est encore retrouvée du côté des détracteurs de Benoît XVI. La Secrétaire d’Etat à la Famille Nadine Morano revenant à la charge a ainsi déclaré que le pape était « irresponsable », tandis qu’un sondage réalisé par l’IFOP, nous apprennait que 43% des Français souhaitaient la démission du pape. D’autre part, la désinformation et la propagande commençant à faitre leur effet, il devenait évident qu’une majorité de Français finirait par avoir une mauvaise opinion de Benoît XVI. Avec 57% de mécontents, c’est semble t-il chose faite.

En terre africaine en revanche, la polémique qui en France à suivi l’annonce des propos tronqués du Pape n’a été d’aucun effet sur l’enthousiasme des foules qui s’est manifesté en sa faveur tout au long de son séjour. De Yaoudé au cameroun à Luanda en Angola, la même ferveur était au rendez vous. le Pape s’y est exprimé avec des mots qui sont allés droit au coeur des africains, pointant du doigt les maux qui touchaient leur continent, n’épargnant ni les pauvres ni les riches. Devant le Président angolais Edourdo Dos santos, le Souverain Pontife s’en est pris au « fléau de l’avidité, de la violence et du désordre » qui obéraient l’avenir de l’Afrique, et exigé que soit mise en oeuvre « une ferme détermination pour endiguer une fois pour toutes la corruption ».. le dimanche 22 mars, Place Cimangola devant 600000 fidèles, le pape a dénoncé « le fléau des guerres qui ravagent encore de nombreux pays d’Afrique » et souligner les « conséquences cruelles du tribalisme et des rivalités ethniques ». Devant 60000 personnes rassemblées dans le stade de Amadou Ahidjo, à Yaoudé, le pape a déploré dans son homélie « le bouleversement de la vie traditionnelle africaine et la tyrannie du matérialisme » engendrés par la mondialisation. de même qu’il s’est montré sensible au « déracinement des jeunes africains, privés de ressources », attirés par « des paradis éphémères ».. C’est un langage de vérité que le pape Benoît XVI est venu donner aux africains, exhortant tout un continent laissé à la dérive à se redresser et à prendre en mains sa propre destinée. Un langage humain autant frappé au coin du bon sens qu’inspiré par la charité chrétienne.

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