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MADRID : LES ANCIENS DE LA LEGION SE REBIFFENT

dimanche 25 septembre 2016, par Michel Dantan

MADRID : LES ANCIENS DE LA LEGION SE REBIFFENT

A l’appel de la confrérie nationale des anciens chevaliers de la Légion, plusieurs centaines de légionnaires et de sympathisants se sont donnez rendez vous hier à Madrid Place Mayor pour dénoncer le projet du maire de Madrid, Manuela Carmena, de débaptiser la rue qui porte le nom du général Millan-Astray le fondateur en 1920 de la Légion Etrangère pour le remplacer par celui de rue de « l’Intelligence ». La provocation qui fleur bon le révisionnisme historique à la mode en Espagne pour tout ce qui a trait à la période de la guerre civile, a soulever l’indignation des membres de la confrérie lesquels ont prévenu le Maire qu’ils reviendraient chaque jour remettre en place l’ancienne plaque portant le nom de celui qu’ils considèrent comme leur père. Le Maire gauchiste qui ne manque pas une occasion d’afficher le mépris que lui inspire toute référence au patriotisme s’est inspiré pour le choix de ce nouveau nom à un incident qui le 12 octobre 1936 au cours d’une réception avait opposé le recteur de l’université de Salamanque, Miguel de Unamuno au général Milan-Astray. Le général, alors chargé de l’information et de la propagande par le général Franco pour le compte du camp nationaliste s’étant senti blessé par certains propos du philosophe lui aurait envoyé à travers la figure la devise de la Légion Etrangère « Vive la Mort » non sans lui avoir dit en préambule que si l’intelligence sert le mal, alors que meurt l’intelligence. Sur quoi Unamuno aurait rétorqué « vive l’Intelligence ». Le contexte de l’époque ne se prêtait évidemment pas aux finasseries de langage et ce sera Dona Carmen, la femme du général Franco qui évitera au philosophe de se faire lyncher par les phalangistes et les légionnaires présents dans la salle. 27 rues madrilènes portant le nom de personnalités franquistes devraient subir le même sort au nom de l’application de la Loi sur la mémoire Historique qui prévoit l’effacement dans l’espace publique de tous les symboles susceptibles d’être interprétés comme faisant l’apologie du régime franquiste.

Source : Alerta digital