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Ecobuage…

PÉDOPHILIE, COHN-BENDIT CONTRE -ATTAQUE

jeudi 11 juin 2009, par Axel Richter

Grand gagnant des élections européennes, la victoire d’Europe Ecologie est ternie par la polémique soulevée par François Bayrou lors de l’émission, A vous de Juger.
Si presque toute la classe politique et l’ensemble des médias a pris fait et cause pour Cohn-Bendit jugeant sévèrement l’attaque du leader du MoDem, la diffusion sur le net de la passe d’armes et de passages de son livre contraint l’icône verte à contre attaquer.
Sa défense en substance : J’étais au courant de ce que « l’ignoble » Bayrou tramait contre moi et je l’ai même provoqué. Voyez, je n’ai rien à cacher."
Pas sûr que cela soit suffisant ?

Grand gagnant des élections européennes, le succès de Cohn-Bendit serait complet, s’il n’y avait cette suspicion sur son passé « alternatif ». Une vielle histoire qui en son temps n’avait guère fait la Une des journaux, Libération ayant même avoué n’avoir pas cru devoir relayer l’information « Mi-janvier 2001. Bettina Röhl, la fille de l’ancienne terroriste de la Fraction Armée Rouge Ulrike Meinhof, propose à la correspondante de Libération, lors d’un entretien consacré à l’affaire Fischer, une enveloppe contenant une photocopie du passage du Grand Bazar concernant les jardins d’enfants. Libération n’utilise pas ces documents, qui étaient déjà dans le domaine public et qui n’ont pas donné lieu à des plaintes. »

L’information sort finalement dans l’hebdomadaire britannique The Observer, dont une journaliste a également rencontré Bettina Röhl, l’information sera encore reprise dans de courts articles par les quotidiens The Independent (Royaume-Uni), Repubblica (Italie) et Bild (Allemagne).

Suite à ces publications Cohn-Bendit fera mise au point, toujours dans Libération, il y expliquait « prétendre que je suis pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime […] contre lequel il faut se battre ». Il avait aussi déclaré que ces lignes étaient « aujourd’hui inaudibles, mal écrites », mais, « me situant au carrefour du gauchisme, je reprenais dans ce livre tous les débats de l’époque sur le communisme, l’éducation, la violence. Et la sexualité ».
Fin de l’histoire… Plus personne n’évoquera cet épisode de la vie alternative de Cohn-Bendit, à une exception près Marine Le Pen lors de l’émission de Christine Ockrent, qui s’empressera de changer de sujet (voir la vidéo), jusqu’à l’incident avec François Bayrou.

Manifestement, Dany ne s’attendait pas à cette charge du leader du MoDem (voir la vidéo).
Aujourd’hui, il s’agit pour lui de désamorcer la « bombe » qui tourne en boucle sur le net et démontrer qu’il n’a rien à se reprocher.
Encore une fois c’est le quotidien Libération qui vient au secours à l’icône de mai 68 ( Surtout qu’entre temps, a ressurgi une petite vidéo d’un passage de Cohn-Bendit à l’émission Apostrophe. Tournée sept ans après la parution de son livre, Cohn-Bendit y réaffirme ses « positions » de 1975 et même en rajoute.) Le quotidien laisse entendre que c’est Cohn-Bendit qui a suscité le « pétage de plomb » de Bayrou en direct parce qu’il aurait été mis au courant avant l’émission des intentions de Bayrou par deux proches de celui-çi, Jean-Luc Bennahmias et Christophe Madrolle.

« Dans le long entretien publié hier par Libération, ce dernier (Cohn-Bendit) affirme que Jean-Luc Bennahmias l’a joint par téléphone pour le féliciter : « Il a mis du temps. Il a cru qu’il avait pris la bonne direction. Mais je le comprends », indiquait Cohn-Bendit. Il affirmait également que Christophe Madrolle, très proche de Jean-Luc Bennahmias, l’aurait averti que François Bayrou se préparait à relancer la polémique sur ses propos à l’égard de la pédophilie : « Christophe Madrolle, qui est un copain et qui est au Modem, m’a dit il y a deux ou trois semaines : »Dany, il se renseigne sur toi, il a ton bouquin sur son bureau.«  » Une accusation à peine voilée de double jeu. »

« Saloperie ». « A quoi joue ton ami Christophe Madrolle ? » s’est énervé, hier, François Bayrou auprès de Jean-Luc Bennahmias. Lequel, comme Madrolle, accuse Cohn-Bendit de « mensonges grossiers ». « Pourquoi aurais-je été dépenser une communication téléphonique alors que toute la soirée, nous nous sommes croisés sur les plateaux de télé ? se défend Bennahmias. Dany poursuit son opération pour détruire Bayrou et les gens nouveaux qui l’ont rejoint. C’est une opération de déstabilisation. »

Christophe Madrolle est d’autant plus ulcéré que Daniel Cohn-Bendit était encore, jusqu’à hier, un de ses amis. « Je trouve cela scandaleux, réagit-il. Je l’ai appelé pour le traiter de tous les noms. Ce qu’il a fait, hier, c’est une véritable saloperie. C’est un procédé dégueulasse. Il continue à foutre la merde. C’est n’importe quoi. Daniel Cohn-Bendit cherche à faire son marché au Modem. Je ne serais pas sa prise de guerre. Sarkozy a un peu trop déteint sur lui. »

Hier, la figure de proue d’Europe Ecologie, en passe de parrainer un rassemblement des écologistes de tous poils, maintenait l’intégralité de ses déclarations : « Que Christophe dise que je suis un menteur, si ça peut sauver sa tête », rétorque-t-il. « Il a une pression énorme, je ne veux pas l’enfoncer. » Prêt à calmer le jeu pour « sauver le soldat Madrolle » et ironisant sur l’ampleur donnée par le Modem à cette affaire.« Conclusion de l’article de Libération : Jean-Luc Bennahmias et Christophe Madrolle ont réaffirmé hier leur fidélité à François Bayrou. « Pour moi, il n’est pas questions une seule seconde de retourner chez les Verts », jure même le premier. »

Tout est dans le « même ».

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