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RAMUSH HARADINAJ A COLMAR : ACTE II

samedi 4 mars 2017, par Michel Dantan

Le supplément d’informations réclamé par le parquet de Colmar pour pouvoir se prononcer sur la validité de la demande d’extradition de l’ancien chef de la guérilla kosovar, Ramush Haradinaj, actuellement placé sous contrôle judiciaire se trouve sur le bureau du procureur de la cité alsacienne, révèle le journal serbe Blic. Le dossier contiendrait des informations précises sur la nature des crimes que des membres de l’UCK auraient commis en 1999 sur des militaires et des civiles serbes, étayées de plus par de nombreux témoignages corroborant leur participation aux actes qui leur sont reprochés. Ces faits se sont produits dans la zone que contrôlait Ramush Haradinaj. Viols, tortures, exécutions sommaires, ces crimes ont été recensés et circonstanciés par les 3 juges serbes, Dragoljub Stankovic, Milan Petrovic et Vladimir Vuckevic, qui pendant de longues années se sont relayés pour traquer la vérité sur les crimes perpétrés par les hommes de l’UCK. Le média serbe en livre quelques uns qui font froid dans le dos. Ainsi le cas particulièrement révulsant de deux policiers kidnappés par l’UCK, leurs corps mutilés avant d’être enterrés vivant, les deux victimes humiliés une dernière fois par les urines d’un rebelle. D’autres exemples évoquent le cas de plusieurs viols perpétrés sur des femmes âgées après avoir été séquestrées, et celui encore d’un nourrisson de deux semaines décapité en 1999 dans la ville de Djakovica. Dans ce dossier de 100 pages concernant les actes criminels commis en 1999 par les rebelles agissant dans la zone contrôlée par Ramush Haradinaj, figure aussi celui d’un mariage albanais au cours duquel les participants soupçonnés d’être loyaux envers Belgrade, seront emmenés de force dans les sous sols d’un hôtel où les pires sévices leur seront infligés. Le ministère serbe de la justice a déclaré que ces crimes ne concernaient pas ceux pour lesquels Ramush Haradinaj a été blanchi à deux reprises par le TPIY mais ceux pour lesquels aucun procès n’a encore eu lieu et qui attendent d’être jugés.
Source : B92