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RAMUSH HARADINAJ LIBERE : EPILOGUE D’UN FAUX SUSPENS

vendredi 28 avril 2017, par Michel Dantan

Comme il fallait s’y attendre, l’ancien chef de l’UCK dont Belgrade demandait l’extradition pour les crimes de guerre qu’elle accuse d’avoir commis en 1998-1999 sur des civils serbes et albanais ne sera pas envoyé à Belgrade. Les éléments fournis par la justice serbe pour permettre à la cour de Colmar de statuer sur son sort, n’ont apparemment pas été suffisant pour que les juges envoient le prévenu devant la justice serbe. « Illégale, scandaleuse et dégoutante », la mesure d’élargissement prise par la justice française en faveur de l’ancien premier ministre kosovar a déclenché la réaction indignée du Président serbe Alexandre Vucic ainsi que celle de l’ensemble des autorités du pays, scandalisées par l’humiliation que la France vient d’infliger à leur pays sans doute considéré trop petit pour que sa demande de justice soit prise en considération. L’ambassadeur de Serbie à Paris a été rappelé à Belgrade pour le charger de transmettre officiellement aux autorités françaises la note de protestation que leurs homologues serbes devraient rédiger dans les termes les plus sévères, d’autant que c’était en dernier ressort au gouvernement français qu’il appartenait de décider du sort d’Haradinaj. Les relations entre la France et la Serbie s’en ressentiront forcément, tandis que l’enfant chéri des services devenu Premier Minsitre du Kosovo, un état créé par L’OTAN,, sera accueilli en Héros à Pristina.