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UN DRAPEAU FRANÇAIS BRULE A BARCELONE

mardi 12 septembre 2017, par Michel Dantan

Trois hommes masqués et entièrement revêtus de noir ont brûlé les drapeaux de la France, de l’Espagne et de l’Europe. L’autodafe s’est produit hier au cours d’une manifestation anticapitaliste organisée par l’extrême gauche en marge de celle organisée à Barcelone pour célébrer comme chaque année le jour de la « Diada », décrété fête nationale de la Catalogne en 2012. Le consul de France à Barcelone, Raphaël Chambat a demandé aux autorités catalanes de traduire en justice les auteurs de ce délit. A quelque trois semaines du référendum d’autodétermination prévu le 1er octobre sur fond de tension entre le pouvoir central qui juge illégal ce referendum et le gouvernement séparatiste catalan qui par un décret du 6 septembre l’a organisé, la mobilisation de ce 11 septembre avait valeur de test pour juger de la popularité du séparatisme auprès des catalans. Si la plupart des observateurs s’accordent à dire que la ferveur populaire était une nouvelle fois au rendez vous de cette journée, la foule des participants était cette année inférieure en nombre par rapport à celles des années précédentes, notamment lors de la « diada » du 11 septembre 2014 qui avait battu tous les records d’affluence. Si par ailleurs de récents sondages indiquent que la popularité du séparatisme parmi les catalans est à la décrue, d’autres au contraire montrent que les séparatistes ont bien l’intention d’accourir massivement aux urnes pour répondre à la question qui leur sera posée : « Voulez vous que la Catalogne soit un état indépendant sous forme de République ? ». Réponse le 1er octobre. Si le OUI devait l’emporter, la Catalogne sortie de l’Espagne, risque alors de se retrouver dans l’incapacité totale de relever les défis de l’islamisation et de l’immigration qui à terme risquent, si ce n’est déjà commencé, de modifier profondément l’identité de la Catalogne. Un danger qui au cours de cette campagne en faveur du OUI a été volontairement occulté pour des raisons d’opportunisme électoral par des édiles catalans hispanophobes et assoiffés de pouvoir.