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VALÉRIE, JEAN-PAUL, CÉCILE, ET LES AUTRES…

mardi 9 février 2010, par Pierre Picace

A cinq semaines du premier tour des élections régionales, les sondages [1] indiquent un resserrement des intentions de vote entre l’UMP et le PS. Valérie Pécresse, préférée à Roger Karoutchi pour conduire la liste de la majorité présidentielle, n’arrive pas à faire décoller sa campagne. Créditée de 30% au premier tour, devant le PS (26%), Valérie Pécresse serait battue au second tour par la gauche, n’ayant aucune réserve de voix à sa disposition.
Autre obstacle, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement Fillon a dû faire de la place sur sa liste aux composantes de la majorité présidentielle générant ainsi une vague de mécontentement parmi les laissés-pour-compte de l’UMP. Autant dire que tout le monde ne tire pas dans le même sens.

Jean-Paul Huchon, l’actuel président respire, les sondages le donnent gagnant et son avance sur la Verte Duflot s’accentue. Malgré un manque d’idées neuves, le PS s’est refait une santé grâce à la crise et cela suffit à son bonheur.

Cécile Duflot était une quasi inconnue avant les européennes de juin, son seul acte de bravoure était d’avoir réussi à conserver son poste de secrétaire nationale des Verts, ce qui n’est pas une mince affaire et montre que la jeune femme, sous des dehors d’oie blanche est plus habile qu’il n’y parait.
Devenue un temps la coqueluche des médias, son étoile a un peu pâli après des vacances aux Maldives et un retour en avion du sommet climatique de Copenhague.
Les Verts qui se voyaient tout en haut de l’affiche revoient leurs ambitions à la baisse, mais restent néanmoins capables de faire un score supérieur à 15% des intentions de vote, à moins que l’hiver ne dure jusqu’en mars et que de nouvelles révélations sur les méthodes pas très catholiques du GIEC n’atténuent la vague de catastrophisme sur laquelle les Verts ont surfé jusqu’à présent.

Marie-Christine Arnautu, Marine Le Pen lui a cédé la présidence du groupe FN à la Région et la tête de liste régionale. Ce qui n’est pas forcément un cadeau, même si les deux femmes sont amies. L’Ile-de-France et sa sociologie n’ont jamais été une région facile pour le FN. D’ailleurs les conseillers régionaux élus en 2004 ont pour beaucoup préféré prendre le large pour se présenter dans des régions plus favorables. La présence de la petite fille de Jean-Marie Le Pen en seconde position, théoriquement éligible, dans les Yvelines ne saurait faire illusion. Le FN ne croit pas à ses chances de passer à coup sûr la barre des 10% nécessaire pour avoir des élus. Donné à 6% dans le baromètre, OpinionWay-Fiducial, le Front national peut toutefois espérer se faire rembourser sa campagne, ce qui par ces temps de vaches maigres est déjà une bonne nouvelle pour Marie-Christine Arnautu et le FN.

Le « Barack Obama français », Alain Dolium, le candidat du MoDem ne réussit pas à susciter la « Doliumania ». Crédité de 5%, il fait moins bien que le score du MoDem aux européennes en Île-de-France.

À la gauche du PS, le très médiatisé Olivier Besancenot est à la peine. Un an après la naissance du NPA, le soufflet semble être retombé. Le candidat du Front de gauche a pris l’ascendant sur son rival, même si les scores (3% et 5%) restent modestes.


[1Baromètre OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro et LCI

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